Dune: Awakening - Critique

Dune Awakening a changé d’orientation en un an en devenant un jeu pensé solo, sans abandonner ses composantes multi, afin de nous offrir un voyage généreux et séduisant, même s’il persiste l’un ou l’autre défaut de fond.

Après plus d’un an en accès anticipé sur PC, Dune Awakening arrive en version 1.0, synonyme de disponibilité sur console pour l’occasion. Toujours construit autour de la survie, de la fabrication et de la construction, le jeu de Funcom assume désormais son approche solo, tout en conservant une composante multi en ligne. La campagne est à présent complète, le contenu HL a été retravaillé en conséquence et le portage à la manette est convaincant. Si tout n’est pas toujours au niveau, Dune Awakening demeure un voyage qui possède quelques atouts qui méritent le coup d’œil.

Arrakis est un monde sans pitié dans lequel la survie est le but primaire, avant de ne serait-ce que songer à s’y installer durablement. À sa sortie l’an dernier, Dune Awakening était difficile à cerner avec des composantes survival, RPG, une expérience présentée comme orientée multi en ligne avec une couche narrative de fond. Plusieurs inspirations se superposaient, avec le sentiment que certaines mécaniques poussaient le jeu à être fait à plusieurs avant tout. Aujourd’hui, les choses ont changé avec une version 1.0 adoptant une autre vision.

Dès la création de notre partie, un premier choix confirme cette réorientation avec la possibilité de se lancer en jeu sur une partie 100% solo ou de partir en ligne avec d’autres joueurs chose jusqu’alors impossible ! Il est alors possible de modeler son expérience, comme tout survival quand on s’y adonne hors ligne, avec plusieurs difficultés et tout un tas de facteurs influençant notre partie : multiplicateur d’EXP, de dégâts, de récolte, etc. Il ne s’agit plus de parcourir un monde au milieu d’autres joueurs, soumis à la concurrence comme laissant la porte ouverte à la coopération, mais bien d’avoir l’opportunité de concevoir notre découverte d’Arrakis à notre image.

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Et c’est dans cette version que j’ai pris le plus de plaisir à refouler les dunes brûlantes de ce monde si atypique, seul, en avançant à mon rythme, en faisant mes choix, sans voir l’équilibre des forces impacté en conséquence d’agissements d’autres joueurs. Dune Awakening reste avant tout un survival, avec tout ce que cela implique, à commencer par la gestion de son hydratation, la surveillance de la température, en récoltant tout un tas de composants afin de construire notre premier abri et les premiers outils rudimentaires pour survivre, tout en apprenant les bases pour réussir à voyager au beau milieu de ces décors désolés qu’on pourrait penser vivants, et faisant tout pour nous abattre.

Survivre afin d'écrire notre histoire

Cette narration ne transforme pas le jeu en un RPG classique, elle sert plus à accompagner, donner un cadre à notre voyage. Les différentes suites de quêtes servent à la fois de tutoriel géant et dictent notre progression en nous donnant constamment un but, une cible à atteindre. Construire un véhicule donne certes des avantages de terrain, mais c’est aussi un élément qui débloque la prochaine étape narrative, nous permettant de rejoindre un lieu-dit éloigné de façon un peu plus safe, tandis qu’améliorer notre équipement permet d’affronter de nouvelles menaces. Le scénario et l’aspect survival avancent ainsi ensemble, main dans la main, le temps d’une campagne désormais en 5 actes. L’univers alternatif, dans lequel Paul Atréides n’existe pas, fonctionne avec un monde suivant une toute autre route que celle que l’on connaît par les films. L’histoire réussit à nous tenir en haleine, à justifier qu’on s’investisse dans le jeu et pas uniquement pour sa facette survival.

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La construction et la fabrication restent l’un des atouts majeurs du jeu, avec des possibilités nombreuses, un système de placement précis et la liberté de créer de véritables bases d’opérations qui dépassent le simple abri de fortune pour se protéger. On retrouve une logique de plans à débloquer via les points gagnés à chaque prise de niveau, des objets de plus en plus puissants disponibles au fur et à mesure qu’on progresse. Si le plaisir de se concevoir son chez-soi a toujours procuré un certain plaisir sur le jeu, il y avait néanmoins une certaine frustration de perdre notre base en quelques sortes, du fait du caractère nomade de notre avatar, de tout recommencer de zéro. Heureusement, avec cette 1.0, Funcom ajoute entre autres des outils pour déplacer une base ou récupérer un véhicule abandonné plus loin. Dune Awakening conserve cependant son exigence liée aux conditions extrêmes d’Arrakis, nous forçant à entretenir nos camps et à s’assurer qu’il y ait toujours une alimentation énergétique pour les maintenir en fonction.

Le monde ouvert ajoute du cachet à Dune Awakening, avec un décor vaste, mais suffisamment structuré, « vivant », pour nous donner envie de le parcourir, d’aller visiter l’amas de roches au loin pour voir si on y trouve un trésor, un camp ennemi ou toute autre ressource rare. Entre les tempêtes, les iconiques vers de sable et les différents lieux à visiter avec plusieurs moyens de déplacement, on ressent cet appel à explorer, visiter, fouiller. Depuis son lancement en accès original, Funcom a ajouté de nouvelles régions et activités pour donner du mordant à son titre, et encore plus de temps en jeu.

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Enlisé dans le sable

Les combats souffrent par contre de quelques irrégularités. Si on dispose de plusieurs outils pour mener à bien ces joutes, notamment des armes variées, que ce soit de corps à corps ou à distance, proposant des approches différentes selon nos envies et notre façon de jouer, l’ensemble manque de punch, d’impact et les animations sont parfois rigides, pas toujours naturelles. Le gameplay lors des combats n’est pas mauvais, mais l’enrobage manque de force, de finesse, d’autant que l’IA ne se montre pas convaincante tout le temps. Cela reste convenable, mais je suis persuadé qu’il y avait la place pour nous offrir une expérience davantage polie.

La dimension multijoueur a connu beaucoup de changements elle aussi. Dune Awakening laisse la possibilité de jouer avec d’autres personnes et de s’adonner encore à des affrontements PvP, mais cette dimension n’est plus une composante centrale de l’aventure. Les zones et activités sont réorganisées pour permettre une progression PvE plus marquée, avec du contenu où des luttes inter-factions faisaient rage, des joueurs des différents camps se livrant à des luttes sans merci, totalement revisité. S’il est toujours possible, en ligne, de suivre le fonctionnement prévu initialement, le joueur solo est confronté à des avatars contrôlés par l’IA, ce qui lisse davantage l’expérience. Il est donc tout à fait possible de parcourir l’intégralité du contenu sans devoir affronter le moindre joueur, sans craindre qu’un groupe nous tombe dessus en exploration, etc.

Cette transformation pose toutefois la question du contenu endgame, pas mal basé sur ces événements impliquant d’autres joueurs, sur la durée. Certes, cette version 1.0 débarque en étant bien plus fournie que ce qu’on a connu au lancement et donne davantage de raisons de jouer même une fois la narration finie tant il y a à faire, mais il reste à voir comment Funcom gérera cet aspect sur la durée.

Lumière ardente

Si sur PC, Dune Awakening s’en sortait bien à sa sortie, la version console n’est pas en reste. Sur PS5 Pro, Dune propose deux presets : qualité favorisant le preset et la définition d’image, en étant alors bridé à 30 fps, et performance qui propose les 60 fps en échange d’une définition légèrement amoindrie et de quelques détails en moins. Si la qualité visuelle est de bonne facture dans les deux cas, le sacrifice de la fluidité pour un écart finalement pas si prononcé entre les deux modes m’a poussé à jouer principalement en performance. Si les menus consoles affichent une option équilibrée qui tenterait de concilier le meilleur des deux mondes, elle n’était pas disponible durant mes sessions de jeu. Affaire à suivre.

Le passage au pad se montre plutôt convaincant, alors que la multitude de systèmes et menus aurait pu impacter l’expérience. La prise en main reste naturelle et précise, donnant l’impression d’un format travaillé, et pas d’une mise en place faite à la volée. L’ergonomie, en revanche, n’est toujours pas optimale, que ce soit sur PC ou console, avec certaines manipulations pas toujours intuitives. Quoi qu’il en soit, la technique reste convaincante sur console, avec Arrakis apparaissant sous son meilleur jour, dans une ambiance réussie facilitant l’immersion. La couche audio y participe, discrètement mais sûrement.

Verdict

Après plus d’un an d’évolution, Dune Awakening s’affiche sous un jour nouveau, Après plus d’un an d’évolution, Dune Awakening s’affiche sous un jour nouveau, transformant son voyage d’abord pensé comme axé multijoueur pour finalement adopter une facette solo sans pénaliser l’expérience, et cette nouvelle vision change pas mal la donne. On profite différemment du voyage, à notre rythme, pour un trip exigeant mais prenant. Funcom a réussi à transposer un titre orienté MMO en jeu solo sans en perdre l’essence, ni l’âme. Ce changement d’orientation n’efface cependant pas tous ses défauts, dont certains sont là depuis le début, mais à l’heure de faire le bilan en prenant du recul, revenir sur Arrakis dans ces conditions m’a paru bien plus agréable, cohérent, avec un subtil équilibre entre la dominante survival et les couches RPG et scénaristiques, et la mouture console permet d’en profiter pleinement.

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Dune: Awakening

Level Infinite 22 septembre 2026
  • Plate-forme / Sujet
  • X-box Series X
  • PS5
  • PC

Test Dune Awakening : Arrakis se bonifie sans gommer ses rigidités

7
Bon
Dune Awakening a changé d’orientation en un an en devenant un jeu pensé solo, sans abandonner ses composantes multi, afin de nous offrir un voyage généreux et séduisant, même s’il persiste l’un ou l’autre défaut de fond.
Dune: Awakening
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